« Roland Polman, être ou ne pas être », mon portrait par Kpenahi Traoré

Kpenahi est Etudiante à l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille. Ci-dessous, le portrait qu’elle dresse de moi. Une occasion d’avoir un nouveau quelque chose de mon tout?

Pourquoi s’identifier à l’autre si on peut être soi-même ? L’école des champions, super copter, Arsène lupin, le commandant Cousteau. Roland Polman s’imaginait dans la peau de ces personnages. Petit à petit, il prend conscience et cherche à se forger. Il ne veut plus ressembler, mais être.

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Plantu ou Obama ? « Aucun des deux » lâche-t-il simplement quand on lui demande qui est son modèle de réussite ? Il n’a pas de personnage modèle à qui il s’identifie. Ou refuse-t-il de s’identifier à un quelconque personnage ? Pourquoi ? Peut-être pour garder sa singularité et construire sa propre personnalité. L’unicité de chaque être, il y croit et ne manque pas de le dire. « Toute personne est singulière. Il faut se chercher, se trouver et assumer ce qu’on est » estime-t-il.

C’est dire combien l’homme veut se démarquer du cheminement classique d’une vie, de la banalité de l’humain. Il est à la recherche d’un petit quelque chose qu’il n’y a ni chez Plantu, ni chez Obama. Et cette chose, Roland Polman l’a sans doute trouvée chez un personnage emblématique et visionnaire, Steve Jobs. Oui, il a bien fini par trouver quelqu’un qui l’inspire, dont il partage les principes et les valeurs. Valeurs qu’il résume dans cette phrase « aimer la simplicité, la qualité, la perfection, l’élitisme. » Son admiration pour Steve jobs s’est accentuée après le discours de celui-ci à l’Université de Standford en 2005. Ce qu’il en retient, « faire ce qu’on aime vraiment, même si personne n’y comprend rien. » il avoue avoir, grâce à ce discours, réellement compris et adopté les principes de ce dernier. Cela l’a incité à vouloir être lui. Néanmoins, Roland n’affirme pas transformer la face du monde. Contrairement à la mégalomanie du père d’Apple, il émet un peu de réserve quant à ses ambitions. « Je n’ai pas la prétention de changer le monde, mais juste exprimer mes sentiments, apprendre des choses aux gens. »

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Participer à l’épanouissement de son prochain, Polman, ressent ce besoin. Du moins il le perçoit comme un devoir. La question de l’éducation semble donc être pour lui, le domaine idéal pour accomplir cette tâche. Pour se faire entendre, le dessin devient son cheval de bataille. Il use de ses caricatures pour glisser des messages sur l’éducation, et s’adresser à un large public. En somme, « dire beaucoup à travers un simple dessin. » Il a certainement  du Plantu  en lui. Partir de peu, pour un résultat remarquable. Ne se rapproche-t-il pas du rêve américain ?

K.T

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