Mission déclaration épisode 2

Le périple du dessinateur sans matériel continue. Le challenge est trop beau pour baisser les bras.

Mardi, veille du jour événement, je suis censé récupérer mon ordinateur et livrer tous les dessins. Enfin j’aurai ma tablette, enfin je serai libre comme l’air. Seulement voilà, à 21 heures, l’ordinateur ne fonctionne toujours pas comme il faut. Je vais devoir me débrouiller.

Je n’ai pas d’idées, je me sens fatigué et je m’endors. De toutes les façons, je ne peux rien envoyer ce soir.

es 4 éléments (stylo à 100 f, feutre, crayon et feuille) ont servi pour les illustrations de @Des mots et des images dans l'opération déclaration.

es 4 éléments (stylo à 100 f, feutre, crayon et feuille) ont servi pour les illustrations de @Des mots et des images dans l’opération déclaration.

Mercredi matin. Jour J. Je me répare à aller au travail. En voiture, je relis les poèmes. Mon carnet en main, je commence à tracer quelques traits. Les idées viennent. Arrivé au bureau, je suis en avance. Je me saisis de mon stylo et d’un vieux feutre rouge et je redessine mes croquis. Le stylo pour les contours, le feutre pour certains effets. Je scanne le tout et je livre ! 3 illustrations d’un coup !

PS : je suis en voiture quand les idées et les croquis prennent vie. Après, il s’agit juste de les finaliser. J’adore réfléchir quand je suis en mouvement.

 

Mes croquis

Mes croquis

 Eternel été

C’est ainsi que s’intitule le poème. Je retiens surtout le terme éternel. L’amour de Kori serait éternel. Je pense d’abord à le représenter en statue. Quelle forme donner à la statue ? Je ne sais pas. En plus le défaut de matériel aidant, le public risque de comprendre encore moins. Mais je n’abandonne pas la piste. Si statue il y a, cela s’assimile à un amour gravé dans la pierre (le pauvre sic). Ce qui est gravé dans la pierre résiste au temps. Je pense à représenter cela et je trace  quelques lignes dans mon carnet (bas de la feuille). De manière générale, les poèmes parlent d’une petite colline où le couple aimait se réfugier. Je l’esquisse et j’y installe une pierre avec un cœur tracée par les amoureux. Il vente, il neige, il pleut, le monde se reconstruit, mais le cœur sur la pierre reste intact. Le strip me paraît bon.

il vente, c'est le déluge... bref les temps changent, pas l'amour

il vente, c’est le déluge… bref les temps changent, pas l’amour

Je continue.

Des fois je joue l’indifférent, parfois je fais le fier,

Mais de Toi, jamais je ne saurai me défaire.

Premiers vers du même poème. Kori l’aime mais se ferme. Ce n’est que parure. D’elle il ne peut se défaire. Sans elle il n’est que l’ombre de lui même. Il me vient de représenter cela. Sans fioritures.

J’esquisse un homme fier, dont l’ombre implore presque (haut de la feuille). Son ombre, c’est ce qui est enfoui en lui, son désir, le vrai. L’idée me va. J’ai pas le temps, j’avance.

laskazas

De la note au mot.

Je me rendrai compte plus tard que j’ai confondu ce poème avec le précèdent. Donc pas d’idées particulières.

Avec toi 

Vraiment plus le temps, je suis presque au bureau. Je prends un axe ultra simple : donner vie aux vers en dessin. Pour celui là, ce sera :

… Mon coeur t’aime tellement qu’il m’a rendu pleutre
Et depuis de vivre sans toi, chaque fois je meurs un peu.

Il se meurt sans elle. Elle lui a  arraché le cœur. Je représente d’abord cela. Le cœur de Kori dans a main de la belle (ou la bête qui sait ?) et lui dans le fond, triste.

Pas suffisant. Je pense représenter sa mort lente en un seul dessin. Je l’esquisse se désagréger lentement. Mais une autre idée me vient. Je le ne représenterai qu’à la fin.

Le mot magique « … tout ce qui fait l’homme que je suis est parti avec toi… ». Qu’est ce qui fait un homme ? Son cœur !

Alors La fille a entre ses mains un cœur. Au fond une silhouette avec un vide à la place du cœur (on ne le voit pas après scan snif). Et le cœur se désagrège petit à petit, au vent. Comme s’il s’émiette.

PA

Je dessine le tout au stylo noir te je le rehausse de rouge. Je scanne et j’envoie. Même pas une heure.

Je l’aime à mourir

Dernier poème. L’un des premiers que j’ai reçu. J’essaie pleins de combinaisons. L’une d’elles imite même le christ (clin d’œil au lendemain de la pâque) mais rien ne me plait. L’auteur me propose de dessiner Kori jouant de la guitare et chantant pour la fille.

Pour ce faire, je réutilise le décor de la colline. La fille près de lui, reçoit les notes d’amour qu’il lui joue. C’est sans doutes le meilleur des dessins (comme le dit l’un des auteurs !)

aimer

Entracte

3 belles demoiselles m’on félicité pour les dessins qu’elles ont trouvé beaux. Intéressant !

Epilogue

Jeudi.

Personnellement, je suis heureux d’avoir participé à ce challenge. Je n’ai pas les chiffres, mais je pense bien que ça a dû faire un buzz ! L’histoire a inspiré. Des textes spontanés sont arrivés et finalement 12 ont été publiés. (ça rime)

Artistiquement, je suis heureux de m’être rappelé que le matériel ne doit pas être un frein. N’empêche, je pense que j’aurais pu donner un meilleur rendu à mes dessins ! Je me rattraperai.

De la fille à Kori, pas de nouvelles. A-t-elle lu les messages  ? Seul le ciel le sait. Et elle aussi soit dit en passant. Comme sur les dessins la distance est restée. Une note de tristesse aussi.

C’est parfois cette tristesse qui fait la beauté de la vie et de l’amour peut être…

 Pour lire les poèmes, cliquez sur les titres.

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