A la rencontre de Sam kodo, génie de la robotique

J’ai rencontré un génie, il s’appelle Sam Kodo. Jeune Togolais de 21 ans, Sam est passionné de robotique. Il ne se contente pas de regarder le domaine de loin, il en fabrique ! Rien  de bien particulier diront certains. Le fait pourtant que Sam est étudiant en sociologie. Je vous raconte comment nous nous sommes connus.

sam

Sam et son Braincoach

La rencontre

Samedi 24 Novembre, 21 heures. Nous sommes à Dakar dans le cadre d’un  évènement qui réunit chaque année des porteurs de projets innovants d’origine diverses. Au passage, j’en fais partie :p. Aude guyot, coordonnatrice du carrefour des possibles, l’évènement de tout à l’heure; me présente un peu moins d’une dizaine jeunes. Parmi ces jeunes gens, l’un, très timide,  parle à peine et n’ose même pas regarder en face. Sa présence se laisse à peine sentir jusqu’à ce que, lors de présentations détaillées, il mentionne être un littéraire qui fabrique des robots. La dizaine de paires d’yeux présente se tourne vers lui pour en savoir plus.

La question évidente, « que fait un littéraire dans la robotique et la science », n’a même pas besoin d’être posée qu’il y répond :

« La science, ça me passionne. Je m’amuse à créer des robots… je vous en montrerai un sous peu »

Rien de bien impressionnant jusque-là, sinon une lueur dans le regard et une chaleur dans la voix qu’il n’avait pas un peu plus tôt. Je suis sûr que vous les connaissez. Vous savez celles qui vous anime quand vous parlez de ce que vous aimez (un projet, votre enfant, votre amour…). J’ai su la reconnaitre en tout cas. Je n’attendais que de voir son œuvre.

Le rappel

De fait, deux jours plus tard il nous la révèle : Braincoach, un bras mécanique adossé à un programme informatique qui tient une bouteille et sert à boire quand vous avez la réponse exacte à une question qu’il vous pose.

En gros, braincoach c’est un jeu. « Rien de super motivant » je me dis. Pourtant le bras mécanisé me laisse penser qu’il y a matière à creuser. Je me mets donc à mieux observer Sam. J’apprends alors que Sam n’en est pas à sa première expérience dans la robotique.

Un éclair me traverse l’esprit : SAM EST CE JEUNE TOGOLAIS QUE J’AVAIS DEJA VU A LA TELEVISION A CAUSE D’UN ROBOT BIPEDE QU’IL AVAIT CONSTRUIT !  Il me confirme l’information et me parle des autres robots qu’il avait construit : une vingtaine au total.

L’info n’émeut toujours personne. Fabriquer des robots c’est bien, mais leur raison d’être ? Là est la question. En effet Sam pêchait dans l’usage desdits robots. Et vu qu’ils ne revêtaient pas encore un usage grand public, il était difficile de les vendre, donc de le financer pour une production industrielle (son rêve).

La révélation

Nous travaillons donc sur les usages de ses robots. Là tout change. Un robot quadrupède équipé d’une caméra n’est plus seulement un robot qui joue au foot : il devient le gardien du foyer et un compagnon pour les enfants. Il peut vous envoyer des notifications sur tout ce qui se passe dans la maison.

Un autre bipède n’est plus qu’un simple essai, il devient un espoir pour les handicapés et les estropiés (merci les dessins animés dans ma vie ! ça sert !).

La démonstration de braincoach va au-delà du jeu : elle devient la preuve du génie qui est en Sam. Nous nous proposons d’orienter son pitch sur son histoire, plutôt que sur ses robots.

Ce nouveau regard sur son travail transforme Sam lui-même. Au carrefour des possibles chaque porteur a 6 minutes pour présenter son innovation. Sam en prend 12 environ. Tellement il a de choses à dire. Son innovation, ce n’est plus les robots, c’est lui-même ! 12 minutes, le double du temps prévu. Et les 200 spectateurs présents ne s’en rendent même pas compte.

L’iPhone démonté pour servir d’interface de contrôle à l’un de ses robots nous émeut. La télévision familiale démontée pour un autre nous transporte de rire. Le braincoach surprend tout le monde, à cause de son histoire. Sam nous captive. Tellement il est criant de vérité et d’authenticité.  12 minutes pour en savoir plus sur ses rêves et ses espoirs. 12 minutes d’émotions.

iphone sam

Le iPhone démonté par ses soins

A la fin, je n’ai pu m’empêcher de le serrer dans mes bras. Le petit oiseau était devenu un aigle emporté par sa passion. Aujourd’hui, Sam est de retour dans son pays où il continue ses études. Pour ma part, il continue de me faire rêver. Et je compte bien le suivre de près et lui apporter TOUT ce que je peux. J’ai hâte de tester la voiture volante qu’il construira (une de mes idées… il n’a pas encore dit qu’il le fera) ou de dessiner les prothèses mécaniques pour aider l’humanité.

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